Un tiers des jeunes médecins souffrent de dépression

ÉTUDE MONDIALE
Un tiers des jeunes médecins souffrent de dépression
9 décembre 2015 |Agence France-Presse | Santé

Des chercheurs ont constaté une augmentation légère mais significative du taux de dépression parmi les jeunes médecins au cours des cinq décennies couvertes par leur recherche.
Washington — Près d’un tiers des jeunes médecins en internat souffrent de dépression ou ont des symptômes dépressifs, soit trois fois plus que dans le reste de la population, révèle une vaste étude menée dans le monde et publiée mardi aux États-Unis.

Au-delà des effets de la pathologie mentale sur ces internes, leurs symptômes sont liés à une mauvaise qualité des soins pour les patients qu’ils traitent et à un accroissement du nombre d’erreurs médicales, relèvent les auteurs de cette étude fondée sur l’analyse de 54 études qui ont porté sur 17560 internes pendant plusieurs décennies.

Les résultats paraissent dans la revue médicale Journal of the American Medical Association.

Résultats surprenants

Ces chercheurs ont également constaté une augmentation légère mais significative du taux de dépression parmi les jeunes médecins au cours des cinq décennies couvertes par leur recherche.

« Cet accroissement de la fréquence de dépression est surprenant […] surtout après les réformes mises en oeuvre au cours des années pour améliorer la santé mentale des médecins en internat », estime le Dr Srijan Sen, de l’Université du Michigan.

Les études analysées pour ces travaux ont été publiées entre janvier 1963 et septembre 2015. Trois d’entre elles se fondent sur des entretiens effectués par des psychiatres ou des psychologues et cinquante et une sur des enquêtes.

Ces chercheurs ont conclu que la part des dépressions ou de symptômes dépressifs parmi les médecins débutants était de 29 %, soit 4969 sur les 17560 qui ont été interrogés ou ont répondu à un questionnaire avec une variation allant de 21 à 43 % selon les études.

« Dans la mesure où l’apparition de symptômes dépressifs quand on est jeune est liée à des risques accrus de dépression plus tard dans la vie, […] les résultats de cette étude pourraient signaler des problèmes de santé pour ces internes sur le long terme […] et une moindre qualité des soins prodigués à leurs patients », écrivent les auteurs.

Selon eux, « d’autres études sont nécessaires pour déterminer des stratégies plus efficaces pour prévenir et traiter la dépression parmi les médecins en formation ».

Source : Le devoir.com

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