Un débat sur le panier de services s’impose

Un débat sur le panier de services s’impose, dit Gaétan Barrette
13 novembre 2015 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Santé
La société québécoise pourra difficilement faire l’économie d’un débat de fond sur le panier de soins médicaux couverts par le régime d’assurance maladie, est d’avis le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.
« Je vous le dis très clairement : la situation budgétaire du Québec nous invite à une réflexion au long cours sur ces éléments-là », a-t-il déclaré lors d’une mêlée de presse dans les couloirs de l’Assemblée nationale, jeudi.

Confrontée à des difficultés économiques, la Saskatchewan, « une province historiquement de gauche où est née l’assurance maladie » — a revu l’offre de soins médicaux offerts gratuitement. « [Les Saskatchewanais] ont choisi de privatiser, et je dis bien “privatiser” dans le bon sens du terme. […] Ils ont privatisé la moitié des résonances magnétiques. Ce n’est pas banal comme position venant de cette province-là. » « Moi, j’ai été hyper étonné de ça », a-t-il lancé aux journalistes, ajoutant qu’en Saskatchewan et au Québec, la révision du panier de soins médicaux, « ce n’est pas un débat qui va disparaître ».

Cependant, M. Barrette « exclut totalement » à ce moment-ci la possibilité de resserrer la liste des services de santé couverts par la carte d’assurance maladie — et d’en écarter la vasectomie, par exemple. « Avant de toucher au panier de services », il entend dégager des « économies substantielles », notamment en optimisant la « gestion » dans le réseau.

À cet égard, l’élu libéral reviendra à la charge avec une nouvelle proposition d’achats regroupés de médicaments d’ici la relâche parlementaire. Les Québécois mettront la main sur un « méchant paquet de millions de dollars », a-t-il promis.
« Il y a une réflexion qui doit être faite sur les décisions à prendre pour maintenir le panier [de services de santé au Québec]. Il y a plusieurs avenues », a répété M. Barrette en marge d’un caucus des élus libéraux. « Si demain matin pour les 10 prochaines années on pouvait me démontrer qu’il y avait un boom économique et qu’on avait les moyens de tout financer, c’est une autre situation. Là, pour les 10 prochaines années, on n’est pas là. »
Source : Le Devoir.com

Nos derniers tweets:

Sur FaceBook :

RSS