Santé mentale : briser l’isolement... 100 millions à la fois

Santé mentale : briser l’isolement... 100 millions à la fois
Isabelle Morin
La Presse
Jeunes, vieux, hommes, femmes : la maladie mentale ne fait pas de discrimination. Mais les préjugés qui l’entourent demeurent, malgré de nombreux pas dans la bonne direction. Cinq ans après le lancement de son programme Bell Cause pour la cause, l’entreprise réitère son engagement en investissant quelque 100 millions qui soutiendront diverses initiatives. Portrait du programme et de ceux qui ont vécu, et surmonté, cette épreuve.
Ouvrir le dialogue
L’information a circulé sur plusieurs tribunes ces dernières années : un Canadien sur cinq sera affecté par la maladie mentale durant sa vie. Du nombre, seulement un sur trois osera demander de l’aide. Malgré les progrès accomplis, c’est bien souvent en le chuchotant qu’on parle encore des troubles mentaux.
Pas moins de 81% de la population canadienne affirme être plus au courant des enjeux liés à la santé mentale qu’il y a cinq ans, selon un sondage Nielsen commandé par Bell Cause pour la cause. Le message destiné à sensibiliser les gens à l’importance des questions entourant la santé mentale a donc été entendu.
Ces récents efforts pour ouvrir le dialogue doivent être alimentés, croit la présidente de Bell Cause pour la cause, Mary Deacon, qui a elle-même perdu deux frères à la suite de dépressions. La stigmatisation qui accompagne la maladie est encore bien présente et l’aide insuffisante, a-t-elle souligné en conférence de presse. Par ailleurs, les problèmes de santé mentale sont toujours la première cause d’invalidité au travail et coûtent annuellement plus de 50 milliards de dollars aux contribuables canadiens en perte de potentiel.
Cette somme, qui sera bonifiée en fonction des dons recueillis dans le cadre des différentes activités de financement, permettra également de soutenir la recherche et d’appuyer des organismes locaux et communautaires qui viennent en aide aux victimes.
« J’étais trop intense », dit Marie Soleil Dion
Après avoir traversé une période de dépression à l’adolescence, la jeune comédienne de VRAK la vie et de Subito texto Marie Soleil Dion s’adresse tout particulièrement aux jeunes pour leur parler de son expérience et leur envoyer un message d’espoir.
Tu as toi-même vécu des moments difficiles. Peux-tu nous en parler ?
En 5e secondaire, j’ai vécu un épuisement. J’étais une enfant extrêmement performante. Je voulais tout bien faire et tout faire en même temps, et j’ai exagéré. J’étais présidente de l’école, capitaine de l’équipe d’impro et de l’équipe de théâtre. J’étais dans un programme d’éducation internationale, j’avais des maths fortes, une moyenne de 90%... J’étais trop intense. Du jour au lendemain, j’avais plus envie d’aller à l’école. Je ne voulais même plus finir mon secondaire. J’ai fait une dépression.
Y avait-il des signes annonciateurs de cette dépression ?
Il y a une fatigue qui s’installe. Mais quand on a 15 ou 16 ans, on se dit qu’on n’a pas le droit d’être fatigué, que les gens autour de soi peuvent se dire qu’on n’a rien d’autre à faire que d’aller à l’école. Mais ça se peut, des jeunes qui se mettent beaucoup de pression et qui veulent être parfaits.
Source : La Presse.ca
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