Pourquoi porter plainte ?

Pourquoi porter plainte ?

Voici un cas permettant de comprendre pourquoi il est nécessaire de porter plainte quand cela se révèle nécessaire.

CHSLD : assurer le déplacement sécuritaire des résidents
La plainte
Le résident d’un CHSLD a dû être opéré pour une fracture à la hanche. Son épouse porte plainte au Protecteur du citoyen parce qu’elle est persuadée que cette fracture est le résultat d’une chute que le personnel du CHSLD aurait omis de déclarer.
L’enquête
• Le lundi, la dame a rendu visite à son mari au CHSLD. Il était alors en bonne forme.
• Le mardi, le personnel médical a communiqué avec la dame pour l’informer de l’état fiévreux de son mari.
• Le mercredi, le personnel a de nouveau communiqué avec elle pour lui annoncer que son mari était souffrant et qu’il ne pouvait plus se déplacer.
• Des examens radiologiques réalisés la même journée ont révélé une fracture à la hanche.
• Le résident ne présentait aucune ecchymose ou rougeur sur son corps.
• Bien que l’hypothèse d’une chute ne puisse être complètement écartée, les faits recueillis au cours de l’enquête du Protecteur du citoyen tendent à démontrer que cela n’était pas à l’origine de la fracture.
• Selon le médecin spécialiste ayant examiné le résident à l’hôpital, la blessure du citoyen correspondait à une « fracture ostéoporotique atraumatique ».
• Ce type de fracture est lié à la présence d’une fragilité osseuse (ostéoporose) et ne résulte pas d’un traumatisme majeur comme une chute ou un coup important.
• Chez les personnes souffrant d’ostéoporose, une fracture peut survenir à la suite :
1. d’un choc minime ou d’un simple faux mouvement dont la personne elle-même est à l’origine ;
2. d’une manipulation, d’un transfert ou d’un soin réalisé de manière inappropriée par une tierce personne.
• Par ailleurs, dans le cadre de son enquête, le Protecteur du citoyen a constaté que certains membres du personnel n’utilisaient pas toujours les techniques appropriées pour déplacer les résidents.
• Ceux-ci pouvaient précipiter les mouvements des résidents ou passer outre les recommandations des professionnels en physiothérapie en matière de déplacement et de transferts (déplacement effectué en solo plutôt qu’en équipe de deux, non-utilisation de l’équipement recommandé et des techniques reconnues, etc.).
• Selon l’information recueillie, la dernière formation du personnel sur le sujet remontait à quatre ans.
• Si l’enquête n’a pas permis de déterminer avec certitude la cause de la fracture à la hanche du résident, les renseignements obtenus montrent que le personnel pouvait placer les résidents dans des situations à risque d’accident lors de déplacements, ce qui a entraîné les recommandations du Protecteur du citoyen.
Le résultat
À la suite de l’intervention du Protecteur du citoyen, l’établissement a accepté de renouveler la formation de l’ensemble du personnel sur le déplacement sécuritaire des résidents. De plus, le personnel a été avisé que les gestes qui mettent en danger la sécurité des résidents seraient réprimandés.
Source : Protecteur du citoyen
Protecteurducitoyen.qc.ca/fr/enquetes-et-recommandations/resultats-d-enquetes/CHSLD-assurer-le-deplacement-securitaire-des-residents

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