Plus de neige, plus de crises cardiaques

Plus de neige, plus de crises cardiaques
Pelleter la neige tue plus les hommes que les femmes
Boris Proulx
Lundi, 13 février 2017 16:31 MISE à JOUR Lundi, 13 février 2017 16:33
Une bordée de 20 cm de neige comme celle tombée dimanche augmente le risque de mourir d’une crise cardiaque de près du tiers, révèle une nouvelle étude québécoise.
« On a trouvé qu’il y a un lien entre la quantité de neige tombée et le risque d’hospitalisation et de décès pour crises cardiaques, surtout chez les hommes », résume Nathalie Auger, chercheuse au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) et coauteure de l’étude.
Il s’agit d’une relation directe, c’est-à-dire que plus de neige égale plus de risques pour le cœur, précise la médecin.
Problème masculin
« Peut-être qu’au Québec ce sont plus les hommes qui vont pelleter, ou peut-être les femmes font plus doucement la tâche », avance Mme Auger pour expliquer que ce sont surtout les hommes qui meurent plus après une tempête de neige.
L’étude qui a fait l’objet d’un article dans le New York Times a été réalisée en analysant les données des hôpitaux sur 33 ans, entre 1981 et 2014. Elle pointe du doigt le pelletage de la neige, même si les chercheurs n’ont pas pris en compte si les malades avaient ou non pelletés avant de trépasser. En tout, 128 000 hospitalisations et 68 000 décès ont été étudiés pour établir le niveau de risque des chutes de neige.
En plus de la quantité de neige tombée, le nombre de jours consécutifs de neige fait également augmenter le risque pour cet organe. Après plus de 2 jours consécutifs de neige, 20% plus de patients meurent d’une crise cardiaque.
Risques « faibles »
Bien qu’il soit connu que pelleter la neige représente un « un exercice exigeant pour le système cardiovasculaire », la chercheuse Nathalie Auger précise que la relation confirmée avec les crises cardiaques n’est pas alarmante.
« Pour nous, on considère que les risques ne sont pas très élevés. En médecine on parle parfois de facteurs qui font doubler le risque de crises cardiaques », explique-t-elle.
En particulier, le tabagisme ou l’obésité induisent beaucoup plus de risques de mourir du cœur.
Shttp://www.journaldemontreal.com/2017/02/13/davantage-de-crises-cardiaques-surviennent-au-lendemain-de-tempete-de-neigeource Journal de Montréal. Com

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