Même cancérogène, la charcuterie plaît aux New-Yorkais

Publié le 27 octobre 2015 à 15h26 | Mis à jour le 27 octobre 2015 à 15h26
Même cancérogène, la charcuterie plaît aux New-Yorkais
Pour beaucoup, l’étude ne remet pas en cause le choix de la qualité, mais souligne davantage l’importance de la quantité, dans un pays qui reste un des plus gros consommateurs de viande au monde.
Thomas URBAIN
Agence France-Presse
NEW YORK
La charcuterie cancérogène ? Certains commerçants de New York, portés depuis plusieurs années par un intérêt nouveau pour leurs produits, s’inquiètent, mais les clients n’ont pas l’intention de changer leurs habitudes.
« Ça craint », lâche, visiblement ennuyé, un cadre d’une des charcuteries les plus réputées de New York, sous couvert d’anonymat, au sujet des conclusions de l’étude publiée lundi par l’agence cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Il ne veut pas que le nom de son établissement apparaisse dans la presse, car il craint la « mauvaise publicité ».
Ses ventes n’ont pas faibli « pour l’instant », dit-il, le regard inquiet.
Les clients, eux, ont beaucoup moins d’états d’âme. Aucun d’entre eux ne lui a parlé de l’étude.
« Il y a plein de choses susceptibles de vous faire avoir un cancer », philosophe John, qui achète régulièrement des saucisses dans ce magasin.
« La vie donne le cancer. On va tous mourir un jour », ironise Steven Sebbane.
Il y a plusieurs décennies que la charcuterie a obtenu ses lettres de noblesse à New York, grâce à l’immigration polonaise, allemande et ukrainienne principalement.
Mais depuis quelques années, elle profite, après le fromage, le pain ou la bière, de l’attrait d’une frange croissante des New-Yorkais pour la qualité.
« Beaucoup d’endroits qui vendaient du fromage vendent de la viande et, à mesure que l’offre de l’un augmente, celle de l’autre aussi (...) C’est devenu beaucoup plus populaire », observe George Wright, responsable de la boutique Murray’s au marché de la gare Grand Central.
Jusqu’ici, pour les consommateurs, la nouvelle frontière n’était plus celle du prix, mais de la qualité, qui séparait les charcutiers locaux de la grande distribution, sujette à toutes les suspicions sur ses méthodes et ses ingrédients.
Mais l’étude place le curseur ailleurs, au risque de mettre tous les producteurs dans le même panier, car il n’y est pas question de qualité.
« J’avais tendance à penser qu’en achetant la viande ici, elle serait meilleure qu’au supermarché », explique Christina, à la sortie de Schaller und Weber, la charcuterie allemande la plus célèbre de New York, située dans le quartier de l’Upper East Side.
Source : La Presse.ca
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