Les appuis s’accumulent pour la clinique sans médecin

Les appuis s’accumulent pour la clinique sans médecin
L’Ordre des infirmières somme le gouvernement d’intervenir
17 mars 2016 | Isabelle Porter à Québec | Santé

Le Devoir La clinique SABSA répond à un besoin important de la population, selon l’OIIQ.
L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) se porte à la défense de SABSA et demande au gouvernement de lui accorder un financement permanent pour que la clinique cesse de dépendre de la philanthropie.
« La clinique SABSA répond à un besoin important de la population, a déclaré la présidente de l’ordre, Lucie Tremblay, en entrevue au Devoir mercredi. Il faut qu’il y ait un financement qui assure la pérennité de ce projet et je souhaite de tout mon coeur que l’État s’implique dans ce projet-là. »
La veille, l’OIIQ avait été vivement critiqué en nos pages pour le refus de sa fondation d’accorder une subvention à SABSA. Or, dans une lettre ouverte, Mme Tremblay plaide que SABSA a besoin de fonds permanents. « Le projet SABSA a fait ses preuves en matière d’efficacité et de pertinence, mais a besoin d’un financement à long terme pour assurer sa pérennité. Or, la philanthropie et les autres organismes allouant des commandites ou des subventions à des projets n’offrent qu’une aide ponctuelle à court terme et ne peuvent malheureusement pas se substituer au devoir de l’État. »
Quant à savoir quelle forme cela pourrait prendre, Mme Tremblay rétorque que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a suffisamment « d’imagination » pour trouver une façon de soutenir le projet. Elle ajoute qu’en Ontario et en Colombie-Britannique, « il y a des cliniques qui sont dirigées par des infirmières et qui sont financées par le réseau public de la santé ».
Pétition pour « sauver » SABSA
Pendant ce temps, la fermeture annoncée de la clinique fait réagir. Une pétition a été lancée lundi midi sur la plateforme Facebook pour la « sauver ». Au moment d’écrire ces lignes mercredi, elle avait récolté près de 2000 appuis.
La clinique SABSA (pour « service à bas seuil d’accessibilité ») prévoit de fermer les portes de sa clinique de première ligne le 1er mai, faute de fonds et de soutien gouvernemental. Son service de traitement de l’hépatite C, par contre, sera maintenu.

Au gouvernement, on n’a clairement pas l’intention d’intervenir. Encore mardi, le ministre Barrette a répété qu’il ne voulait pas soutenir la clinique pour ne pas créer un modèle parallèle à celui des groupes de médecine familiale (GMF). Il avait toutefois offert dans le passé d’intégrer l’infirmière responsable, Isabelle Têtu, dans un GMF du secteur, ce qu’elle avait refusé.
Mercredi, Le Devoir révélait en outre que d’autres infirmières spécialisées avaient créé des cliniques privées de première ligne à Québec et dans Lanaudière. Pour la présidente de l’Ordre des infirmières, l’ouverture de ces cliniques est « la preuve qu’il y a un besoin dans la population ». « Nous, on pense que ça devrait se faire dans le réseau public, mais il faut donner les opportunités pour que ces infirmières-là puissent jouer pleinement leur rôle. »
Source : Le Devoir.com
http://www.ledevoir.com/societe/sante/465735/les-appuis-s-accumulent-pour-la-clinique-sans-medecin

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