Frais accessoires : les optométristes pourraient rediriger les patients vers l’hôpital

Frais accessoires : les optométristes pourraient rediriger les patients vers l’hôpital

Lundi, 16 janvier 2017 17:15 MISE à JOUR Lundi, 16 janvier 2017 17:15
MONTRÉAL – Les orientations du ministère de la Santé sur les frais accessoires sèment la confusion dans les rangs des optométristes qui s’expliquent mal comment des examens qui n’ont jamais été couverts par le régime public sont soudainement qualifiés de frais accessoires.
« Les gouttes, on admet que ce sont des frais accessoires payés en sus par un patient », a reconnu Maryse Nolin, directrice générale de l’Association des optométristes du Québec (AOQ), en entrevue avec l’Agence QMI.
Ce n’est toutefois pas le cas des examens plus poussés que peut subir un patient dans une clinique d’optométrie, comme l’explique le Dr Steven Carrier, optométriste et président de l’AOQ.
« Le gouvernement couvre l’examen oculovisuel de base, l’examen qui permet de déterminer si l’œil est en santé et le niveau de vision, mais quand on suspecte un problème, on peut faire un test plus élaboré et on le charge au patient », a enchaîné le Dr Carrier.
Selon le Dr Carrier, ces tests sont des outils diagnostics importants, mais qui ne sont pas couverts par le régime public.
« Si on ne peut être rémunéré, on ne pourra pas offrir le service. Il faudra recommander le patient à l’hôpital pour les tests de dépistage pour le glaucome ou encore pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge, par exemple », a expliqué l’optométriste.
La situation risque de toucher surtout les personnes âgées, qui n’ont plus d’assurance collective puisqu’elles sont retraitées.
Les orientations du ministère de la Santé, dévoilées le 11 janvier dernier, dressent une liste de tous les actes médicaux qui ne peuvent plus être facturés aux patients et ceux qui continueront de l’être.
Dans le cas des dentistes, puisque les soins dévolus à la population sont pour la majorité des services non couverts par le régime public et remboursés par des assurances privées, les orientations ministérielles reconnaissent le droit de facturer.
« Contrairement à la couverture médicale universelle où tous les soins sont assurés sauf exception, le programme de soins dentaires est un programme restreint où rien n’est assuré sauf exception. La majorité des soins dentaires reçus par la population ne sont donc pas des services assurés par le régime public. Le règlement ne s’applique pas et des frais accessoires peuvent alors être facturés », est-il écrit dans les orientations.
Cette formule est prévue pour les dentistes, et pourrait l’être pour les optométristes. C’est l’une des pistes possibles.
« Depuis le mois d’août, nous tentons d’obtenir une réunion. Nous avons répété notre demande à la fin du mois de novembre et nous avons vu, comme tout le monde, la publication du règlement et du tableau le 11 janvier. Ce qu’on souhaite, c’est que le tableau soit précisé », a déploré Mme Nolin.
Selon l’AOQ, le tableau du ministère de la Santé laisse croire que les optométristes ne pourraient plus charger pour les soins non couverts, ce qui rendrait impraticables les services rendus par les optométristes.
Les optométristes souhaitent des précisions afin que les 1400 professionnels représentés par l’AOQ puissent continuer de travailler en première ligne pour la santé visuelle de la population.
Source : Le journal de Montréal.com
http://www.journaldemontreal.com/2017/01/16/frais-accessoires-les-optometristes-pourraient-rediriger-les-patients-vers-lhopital

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